« Le Horla » au Théâtre Michel va vous saisir d’effroi

C’est au Théâtre Michel à Paris que Florent Aumaître a présenté la 300ème représentation de l’adaptation théâtrale du Horla de Maupassant, et ce, jusqu’au 27 mai.

Grand classique de la littérature française, nouvelle fantastique où un homme semble sombrer peu à peu dans la schizophrénie, persuadé qu’un être invisible vit près de lui et se nourrit de sa vie pendant son sommeil. Est-il victime d’hallucinations, devient-il fou, ou bien est-il la première victime d’un être surnaturel apparu sur Terre pour faire de l’Homme son esclave et prendre sa place ?

À travers son journal intime, on rencontre cet homme qui paraît sain d’esprit, on découvre les différents phénomènes auxquels il est confronté, on suit ses réflexions sur le fonctionnement de nos sens, on est suspendu pendant plus d’une heure à son destin, jusqu’à en découvrir l’issue…

Le tout début de la pièce m’a fait un peu peur car l’adaptation très littéraire débutant avec une simple description de la Seine m’a fait présager du pire en ayant peur d’être confrontée à la « récitation » d’une adaptation trop littéraire. Mais dès l’entrée dans le journal intime, on plonge avec le narrateur dans sa déchéance, son questionnement, sa folie naissante…

Chapeau bas à Florent Aumaître qui soutient la difficulté de ce personnage parfaitement et arrive à nous entraîner dans sa psychose. Je suis arrivée à accompagner l’acteur dans sa souffrance à tel point que le Horla m’oppressait aussi un peu et que je comptais bien sur l’acteur pour tous nous libérer de cette pression.

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