Le Jour de Mon Retour : critique

L’histoire de Donald Crowhurst a marqué la Grande-Bretagne. Et son côté tragique a inspiré plusieurs livres et adaptations cinématographiques, dont la dernière en date vient de sortir.  Elle s’appelle « Le Jour de mon Retour » (The Mercy, en anglais) et réunit trois personnalités oscarisées : Colin Firth, Rachel Weisz et James MarshIl faut tout de même savoir qu’un second biopic sur le même Crowhurst, cette fois signé Simon Rumley et aussi distribué par StudioCanal, sortira cette année.

Le film raconte l’histoire de Donald Crowhurst. En 1968, ce passionné de voile se lance un défi fou : participer à la première course en solitaire autour du monde. Son entreprise est en faillite et il rêve d’aventure, alors il hypothèque tous ses biens et larguer les amarres – même s’il n’a ni l’expérience, ni la notoriété, ni la préparation de ses compétiteurs. On va alors suivre son périple en même temps que l’on voit sa famille attendre son retour dans son petit village anglais de Teignmouth. Malheureusement, le voyage de Crowhurst tourne au cauchemar quand il rencontre des difficultés techniques. Il va alors devoir faire face à un dilemme : renoncer (et perdre son entreprise et sa maison) ou mourir en mer. Il va choisir une alternative improbable et mentir sur sa position afin d’éviter le dangereux Cap Horn… avec l’angoisse que l’on ne découvre la supercherie une fois de retour au Royaume-Uni !

J’ai eu la chance de découvrir le film lors de son avant-première mondiale au cinéma Curzon Mayfair de Londres. Sur le tapis rouge, on croise Colin Firth et Rachel Weisz, bien sûr, mais aussi David Thewlis (Professeur Lupin dans Harry Potter) et Mark Gatiss (auteur et acteur dans Sherlock, Doctor Who et Game of Thrones). On aperçoit également Robin Knox-Johnson, le navigateur qui avait remporté la véritable course de 1968. Un cast 100% anglais, pour un film, somme toute, très anglais – autant par nature que par son héros prêt à tout pour sauver son honneur.

 

L’avant première de The Mercy à Londres. De gauche à droite : Colin Firth, Robin Knox-Johnston, David Thewlis, Mark Gatiss et les producteurs.

Un scénario catastrophe, porté à merveille par le duo Firth-Weisz. Même si notre héros apparait finalement comme un égoïste, qui met en péril sa famille pour vivre son rêve, la performance de Colin Firth nous fait comprendre ce qui motivait le vrai Donald Crowhurst : « la vie doit être vécue. Alors, que peut on faire pour lui donner un sens ?« . Quant à Rachel Weisz, elle est tout simplement bouleversante. 

Je m’attendais à un film contemplatif, avec des scènes interminables de Colin Firth seul au milieu de l’océan (même si aucune scène avec Colin Firth ne peut être interminable). Finalement, il ne durera qu’une heure et demi, avec des plans sublimes et une fin inattendue pour quiconque (comme moi) ne connait pas la vraie histoire de Donald Crowhurst. 

 

 

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