Le Rouge et le Noir : à ne pas rater en 2017

Dans le top 5 de mes passions dans la vie, on trouve les comédies musicales. Et, je l’avoue, j’ai un petit faible pour les spectacles français, sans discrimination de genre : de Cabaret au Roi Soleil, en passant par Frankenstein Junior et Mozart l’Opéra Rock, voilà mes coups de cœur de ces dernières années.

Je suis en général assez bon public. Mais cette saison, j’ai une confession à faire : je n’ai pas été très convaincue par les spectacles que j’ai pu voir. Et, quand on voit que les places pour ce genre de spectacles coûtent de plus en plus cher (entre 30 et 100€), il est dommage de se « tromper ». 

Mais dans cette pléthore de comédies musicales, il en est une qui m’a bien surprise : Le Rouge et le Noir. Après avoir collaboré avec Dove Attia sur des spectacles destinés à remplir des zéniths, Albert Cohen, depuis Mistinguett, propose des spectacles plus intimistes. Enfin, « intimistes », il faut quand même dire que son dernier bébé, Le Rouge et le Noir, se joue au Palace devant jusqu’à 970 spectateurs par représentation.

J’avais un assez mauvais à priori sur cette comédie musicale. Après les plus ou moins grandes déceptions qu’avaient été La Légende du Roi ArthurLes Trois Mousquetaires ou encore Un Eté 44, j’étais bien sceptique. Mais le showcase de présentation, en juin dernier, m’avait déjà presque convaincue. Et puis, j’ai vu le spectacle en entier. Et là, j’ai repris foi en la comédie musicale française (rien que ça).

Les chansons, signées Zazie, Vincent Baguian, William Rousseau et Sorel, sont vraiment réussies. Les textes et les mélodies sont remarquablement intelligentes (pour un opéra rock, j’entends). J’ai même eu des coups de cœur pour les titres « Les maudits maux d’amour », « dans le noir je vois rouge » et surtout « Il aurait suffi ».

Le livret est réussi : fidèle au livre qui a fait souffrir bon nombre d’entre nous au lycée, il relate non seulement les amours du jeune Julien Sorel, mais aussi et surtout sa soif insatiable d’ascension sociale (« La Gloire à Mes Genoux »). Les décors et les projections, minimalistes, sont vraiment réussies. Et surtout, le casting est vraiment très bon, entre le jeune Côme, l’excellent comédien et chanteur Yoann Launay, la sublime Haylen et la découverte Julie Fournier. Il est rare qu’un spectacle avec autant de personnages fonctionne aussi bien, mais Alexandre Bonstein (auteur du livret) a réussi à développer chaque caractère. Les méchants, joués par Patrice Maktav et Elsa Pérusin, sont particulièrement fascinants.

Bref, je n’ai que d’éloges à faire à ce spectacle qui peut plaire à un large public. L’équipe créative a su dépoussiérer, moderniser, rockifier le classique de Stendhal, tant dans les chansons que dans la mise en scène. Les parisiens ne s’y sont pas trompés : ils sont allés le voir suffisamment cet hiver pour que le spectacle fasse son retour l’année prochaine, à partir du 15 novembre au Palace. Ajoutons, enfin, qu’une captation DVD 3D a été réalisée et devrait donc sortir sur vos écrans dans les mois qui viennent.

Le bonus :

Les photos que j’avais faites durant le showcase du spectacle au mois de juin.

A écouter : 

L’album du spectacle.

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